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Est-il possible de trouver son propre chemin spirituel, de créer sa propre pratique, voire son propre rituel ? Un chemin qui nous ferait éviter les travers des communautés, l’emprise des pseudogourous, la morale culpabilisante, la discipline mortifère, la dévotion aveugle... un chemin qui ne retomberait pas dans la métaphysique qui sépare la création du créateur, qui nous encouragerait à contempler la plénitude de l’Univers plutôt que son vide, qui ferait de notre vie une célébration quotidienne de la multitude de couleurs que nous offre la vie. Est-il possible d’élargir le champ de sa propre conscience en s’appuyant sur elle-même ?

Stéphane Thomas propose de reprendre tous les concepts présentés par la Bhagavad Gîtâ afin de bien saisir les opportunités offertes par le Bhakti-Yoga. En suivant l’exemple de l’apôtre Thomas qui n’a cru en la résurrection du Christ qu’après l’avoir vu, l’auteur décide de ne s’en tenir qu’à sa propre expérience. Préférant la conviction à la foi, il s’attache au précepte cité deux fois dans la Bhagavad Gîtâ :

Sa propre loi d’action, même imparfaite,
est préférable à la loi d’autrui parfaitement appliquée.

Puis, il proposera une réflexion qui vous permettra de créer votre propre pratique, du rituel aux petits gestes de la vie quotidienne, sans toutefois déroger à un cahier des charges :

- Pas de communauté, pas de discipline.
- L’expérience plutôt que la foi.
- Rester dans l’action
- La création, l’individuation.
- Refus du nihilisme et de la vacuité.

Une seule injonction conclut ce livre : être soi-même pour cheminer dans le même sens que l’univers.

Stéphane Thomas est musicien, jazzman. Il étudie la culture indienne et plus particulièrement tamoule depuis plus de vingt ans. Passionné par l’histoire de l’Inde, il a suivi des cours de langue et culture tamoule auprès de M. Gobalakishnan. Il a étudié la flûte carnatique auprès de Dr. N. Ramani et a rédigé un mémoire de recherche de Master 2 sur l’enseignement de la musique en Inde du Sud. Il collabore régulièrement avec des artistes indiens en Inde comme en France.

Code ISBN : 978-2380673-487
Nombre de pages: 146
Prix de vente au public : 14 €

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LE MOT DE L'AUTEUR :

L’idée m’est venue au fil des années et de mon expérience. J’y pense depuis plus d’une décennie. Il y a trois ans, je me suis installé à Digne les Bains dans les Alpes de Hautes Provence. C’est aussi la ville où Alexandra David-Néel a passé les dernières années de sa vie. On peut y visiter sa maison. Sa personnalité semble avoir attiré dans la région une grande quantité de personnes intéressées par la spiritualité et plus particulièrement par le bouddhisme. Personnellement plus proche de l’hindouisme, je me suis souvent trouvé en réaction face à certains concepts dominants. C’est après avoir lu « L’Inde où j’ai vécu », un livre dans lequel Alexandra David-Néel règle ses comptes avec ce pays qu’elle a tant arpenté, que j’ai senti que je devais me positionner. Je ressentai le désir de rappeler que l’on pouvait être inspiré par la spiritualité orientale sans accepter tout ce que propose le bouddhisme. C’était déjà le projet de la Bhagavad-Gîtâ rédigée par des hindous il y a plus de 2000 ans.

Je souhaite partager une spiritualité qui se tourne vers la contemplation et la célébration de la vie, foisonnante et colorée, plutôt que vers celle de la vacuité. Je m’appuie sur l’expérience plutôt que la croyance. Ma participation au monde se manifeste par mon action et plus particulièrement par l’offrande de ma créativité. Ce livre est aussi une opportunité pour présenter des conférences qui tenteront de réconcilier certaines personnes qui fuit les communautés et les gourous avec une pratique spirituelle sans renoncer à leur valeurs. En se posant certaines questions, il est possible de trouver sa propre pratique, une voie qui respecte son individualité.

EXTRAIT :

Afin de rester proche d'Arjuna, Krishna conduira son char. Au moment de lancer la bataille, Arjuna contemple tous les rois et armées alliées des deux camps. Il prend conscience du massacre qui va se perpétrer et des personnes formidables qui vont disparaître. Bien qu'il soit un Kshatriya, c'est-à-dire un noble rompu au combat, la situation n'a plus de sens pour lui. Pris de vertige, moralement effondré, il lâche son arme et dit à Krishna qu'il ne veut plus combattre. Le cocher va alors lui dire de combattre, non pas en argumentant sur le bien-fondé de cette bataille, mais en lui révélant le secret du Yoga, ou l'union avec le divin, lui expliquant qu'il existe un sens à la vie, un sens qui donne la force de dépasser les situations qui paraissent les plus absurdes. Les paroles de Krishna à Arjuna qui précèdent la bataille constituent la Bhagavad Gîtâ. Le projet de la Bhagavad Gîtâ est ambitieux. Il ne s'agit pas de se donner les moyens de penser à Dieu uniquement durant des moments privilégiés, lors de célébrations enjolivées de musique et de fleurs, entouré de personnes qui partagent la même façon de voir. Tout cela peut être nécessaire pour installer un début de base spirituelle, mais cette base risque de s'évaporer à la moindre difficulté. Combien de renoncements à la spiritualité quand le destin ne nous sourit plus ? Combien de colères et de désespoirs quand les événements ne se déroulent pas comme prévu ? Nous avons alors besoin d'être soutenus par des piliers autrement plus solides que la lumière d'une bougie ou la sérénité d'un beau paysage pour ressentir ce qu'il y a de divin dans la vie, encore qu'une fois ces piliers bien ancrés dans le sol, le rappel exprimé par une petite flamme puisse suffire à ne pas défaillir.